Dans la derniere lecture que j’avais faite de Madame Bovary, et cela m’avait le plus profondement saisie, c’etait la composition, que j’appellerai musicale, de votre grand livre.

Dans la derniere lecture que j’avais faite de Madame Bovary, et cela m’avait le plus profondement saisie, c’etait la composition, que j’appellerai musicale, de votre grand livre.

J’avais senti, presque avec souffrance, une angoisse tragique s’y exprimer d’un bout a l’autre dans un superbe crescendo, tout en s’enrobant dans une composition parfaite et fournie.

Un jour, etant en train de parler a les eleves du materialisme et du realisme, je cherchais a exprimer par faire mes pauvres paroles ce que Flaubert ecrivit avec le charme de le ton immortel : votre inquietude qui se fait entendre des des premieres pages, tel une note interrogative et timide, et qui se change peu a peu en un rythme insistant et obsedant, jusqu’a la pi?te finale, a une telle course desesperee d’Emma, du chateau de Rodolphe a Notre pharmacie, et a ce geste, terrible et definitif, qu’elle accomplit sous le regard terrifies de l’innocent Justin.Continue reading